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SUJET-SOG : REVENIR A UNE VIE NATURELLE A-T-IL UN SENS AUJOURD’HUI ?


Thèse : Le retour à la vie naturelle se justifie (point de vue naturaliste)


*Partons des caractéristiques même de la vie naturelle. C’est une vie dénuée de tout artifice, à l’instar de celle de nos lointains ancêtres. Ces hommes vivaient en petits groupes au contact avec la nature qui leur était consubstantielle. Celle-ci leur offrait en effet de vastes habitats constitués par des forêts vierges et des prairies luxuriantes. Elle leur offrait également d’immenses territoires de chasse où la nourriture était abondante. Enfin, leur vie était simple. Chacun possédait des objets rudimentaires faits de peaux d’animaux et de pierres taillées sans commune mesure avec les accessoires à la mode qui coûtent de nos jours, excessivement chers et dont l’utilisation comporte parfois des risques.


*Venons-en maintenant aux caractéristiques de la vie moderne. Elle présente de nombreux inconvénients. Le progrès technique qui rythme le quotidien des hommes jusqu’à modifier leurs habitudes contient des ferments d’une instabilité sociopolitique et morale. En effet, les souffrances dues à la paupérisation prévalent toujours. Par ailleurs, la vie citadine par les nuisances qu’elle génère (pollution de l’environnement, bruit, insécurité) est étouffante. Enfin, la course aux biens matériels et au pouvoir nuit aux relations humaines. On le voit, les problèmes liés à la vie moderne atteignent un seuil intolérable.


*On comprend alors les naturalistes quand ils prônent le retour à la vie naturelle. Selon eux, une telle position permettrait de mieux vivre et plus longtemps. La nourriture en effet, serait plus abondante car on saccagerait moins les forêts et les savanes. L’alimentation serait alors plus riche et plus variée et dénuée de toute toxicité. L’idée d’un retour à la vie naturelle est donc motivée par la prise de conscience des graves dangers qui menacent l’environnement et qui compromettent la santé des hommes. C’est pourquoi contrairement à une idée répandue, le retour à la vie naturelle s’avère nécessaire.


Antithèse : On a tort de penser qu’il est souhaitable de revenir à la vie naturelle. Cette attitude est un non-sens. (Relativiste)


*A première vue, la marche vers le progrès est inexorable. Aujourd’hui, le rythme des innovations est tel que les hommes ont fini par en apprécier le bien-fondé. Les tenants du modernisme et les scientistes soulignent l’absurdité d’un retour en arrière synonyme de déclin…


*Par ailleurs, la vie naturelle a ses travers. Pour vivre et satisfaire ses besoins, l’homme doit parfois lutter contre la nature elle-même. Cette lutte exige des efforts et parfois des sacrifices : Se battre pour survivre et régner selon la loi de talion.


*Enfin, il faut l’avouer, le développement technique, inséparable du progrès, est essentiellement un facteur de libération pour l’homme moderne. Il lui a permis de concevoir des méthodes thérapeutiques efficaces. Il lui a également permis de mettre en œuvre des moyens de production sophistiqués toujours plus performants. Il ne faut pas oublier enfin les procédés permettant d’intervenir dans le processus (artificiels) de procréation pour améliorer l’espèce humaine (le clonage thérapeutique). Bref, une telle avancée fait dire que le retour à la vie naturelle est absurde.


Synthèse : La question essentielle est celle du bien-fondé d’un retour à la vie naturelle. Est-il légitime de revenir à la vie naturelle ? Deux entrées sont possibles pour écrire la synthèse adaptée à ce sujet : La complémentarité et les solutions.


*Synthèse de complémentarité : Les deux modes de vie ne s’excluent pas. D’une part, un retour exclusif à la vie naturelle n’est pas souhaitable : modernistes et scientistes assimileraient ce retour à une régression. D’autre part, se tourner résolument vers le progrès serait préjudiciable. C’est pourquoi la complémentarité des deux modes de vie s’impose.


*Synthèse de solutions : Mais cette complémentarité n’est possible que sous certaines conditions. D’une part, il faut soumettre la science et la technique (conditions nécessaires du progrès) à la morale. D’autre part, il faut renforcer les stratégies de développement durable pour protéger l’homme et l’environnement.



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