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Sujet PECOS : Dette et pauvreté dans les pays en voie de développement

Après leur accession à l’indépendance, les pays du tiers-monde généralement situés en Afrique, en Asie et en Amérique latine, disposaient de très peu de ressources financières pour assurer leur développement. Compte tenu de leur pauvreté, ceux-ci ont fait recours à l’aide extérieure pour la mise en place d’infrastructures nécessaires pour un démarrage économique. Au fur et à mesure que l’extérieur intervenait dans l’économie interne de ces pays, le montant de la dette ne faisait que s’accroître posant de ce fait un problème substantiel de leur niveau d’endettement. La dette peut-être perçue comme les capitaux empruntés aux institutions de Bretton-Woods (FMI, BM) dans le cadre des relations bilatérales ou multilatérales et remboursées avec des intérêts. Quant à la pauvreté, elle est vue par la Banque Mondiale comme la situation d’une personne vivant avec moins d’un dollar par jour. Selon la thèse libérale, l’épargne est la base des investissements donc de la croissance économique. Dans cette logique, les pays du tiers-monde n’en disposant pas, n’avaient d’autre choix que de faire appel aux capitaux étrangers avec tout ce que cela comporte comme conditionnalité. Quant aux économistes tiers-mondiste avec à leur tête Samir Amine, ils estiment que l’apport des capitaux étrangers maintient le tiers-monde dans une perpétuelle dépendance. En alors, ces emprunts peuvent-ils influencer l’indigence des PVD ? / Comment la dette des PVD influence-t-elle leur pauvreté ?

Quelles-en sont ses origines et partant ses incidences sur l’indigence de ces pays ?

Comment concevoir alors les issues pour la réduire ?

Il s’agira pour le démontrer d’identifier les causes ainsi que les répercussions de la dette dans les pays du tiers-monde. Ce cadre permettra d’envisager des solutions éventuelles afin de combattre la pauvreté qui semble découler de cette dette sur le développement des PVD.


I- LES CAUSES ET CONSEQUENCES DE L’ENDETTEMENT DES PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT


A. CAUSES


1. Les causes externes


- En 1970 : assez de pétrodollars sur le marché financier, les banques cherchaient à placer ces pétrodollars. Les pays en voie de développement se sont endettés dans l’espoir de rembourser dans les mêmes conjonctures favorables : Il y eut une totale désillusion ;

- 1973 : premier choc pétrolier (voir le cours du dollar monte et cela a un impact sur le montant de la dette)

- 1979 : deuxième choc pétrolier, la dette est multipliée ;

- Détérioration des termes de l’échange ;


2. Les causes internes


- Mauvaise gestion des fonds empruntés

- Investissement non rentable ;

- La mauvaise gouvernance ;

- Absence de démocratie ;

- Dépenses de prestige ;

- Déséquilibre budgétaire.


B. Les conséquences


1. Au niveau politique


Le remboursement de la dette est un facteur prédominant de l’accroissement des inégalités au niveau mondial et est utilisé comme un instrument de contrôle du nord sur le sud.

(Ingérence, exploitation, domination,…)


2. Au niveau économiques


Le remboursement de la dette par les pays du Sud est aujourd’hui un obstacle majeur à leur développement car il capte des ressources qui devraient être consacrées à la satisfaction des besoins fondamentaux des populations… etc. Inflation.

3. Au niveau social


Si la dette n’est pas la cause unique des difficultés de ces pays, elle les accentue gravement et creuse les inégalités sociales (chômage, le banditisme, la prostitution, les remous sociaux, les grèves, la baisse du pouvoir d’achat des populations…) L’Etat n’a pas les moyens de faire face aux aides, aux subventions mais également à la construction d’infrastructures sociocommunautaires (pompes hydrauliques villageoises, éclairage rurale, maternité, PMI, hôpitaux, écoles,…) etc.


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II- LES SOLUTIONS POUR ENDIGUER OU REDUIRE LA PAUVRETE


A. Sur le plan politique


- Démocratiser totalement les PVD (pour augmenter voir crise alimentaire mondiale)

- Bonne gouvernance ;

- Respect des droits de l’homme ;

- Redéfinir le rôle de l’Etat.



B. sur le plan économique et social


- Libéraliser les économies des PVD ;

- Encourager l’épargne intérieure ;

- Revoir les structures des économies des PVD. (diversifier les cultures, diversifier les partenaires, transformer sur place certains produits, développement du secteur industriels,…)

- Au plan humain, il faut investir dans le capital humain (investir dans l’éducation) et dans les recherches et développement ;

- Adéquation formation emploi.


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Porter une réflexion sur l’impact de la dette sur la pauvreté dans les pays en voie de développement a constitué le centre d’intérêt/la préoccupation majeur de de ce examen. Loin d’être un outil de convergence et d’émergence de ces économies, la dette est devenue un véritable fardeau pour les PVD. Face à ce fléau, deux tendance se dégagent : celle des libéraux selon laquelle les capitaux étrangers bien investis permettent la croissance et celle des tiers-mondistes qui estiment que l’endettement entraîne la dépendance des PVD. Aussi des causes externes qu’internes ont été identifiées depuis le premier choc pétrolier de 1973 en passant par la détérioration des termes de l’échange, la mauvaise gestion, ainsi que les investissements non rentables et les dépenses de prestige. Il en découle des conséquences tant au niveau politique, économique que social. Des solutions ont été proposées prenant en compte la moralisation de la vie publique, le développement du secteur privé ainsi que l’encouragement à l’encouragement à l’épargne intérieure. L’aide extérieure est louable car la faiblesse de l’épargne intérieure ne permet pas des investissements susceptibles d’entraîner le décollage des pays sous-développés. Il faut donc investir dans des projets rentables et allouer efficacement les ressources afin de combattre la pauvreté. Au-delà des solutions précitées, ne faut-il pas revisiter le plan Oméga proposé par le Pr sénégalais Abdoulaye Wade pour un véritable décollage des PVD ?


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