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SUJET-SOG : L’ECOLE EST LE REFLET DE LA SOCIETE, MAIS ELLE EN PORTE EN GERME DES FACTEURS DE...

Sujet :

« L’école est le reflet de la société, mais elle en porte en germe des facteurs de changement qui font évoluer cette société ».

Qu'en pensez-vous ?


Compréhension

L’énoncé admet la validité de deux thèses.


Plan

Thèse : D’abord, il faut admettre, selon cet énoncé, que l’école est le reflet de la société

P1-Partons du triptyque en lequel s’inscrit l’homme social.

Il est nature, il est raison et culture ; à sa naissance, il n’est que nature. Tout ce qui le constitue relève de la biologie ou de l’anatomie. A ce stade, il n’est pas encore acquisition : Tout en lui est inné. Les phénomènes d’acquisition se feront plus tard. De la société (la famille) il n’a que les gènes, il n’a pas encore le savoir.

P2-Dans ce contexte, la société a une mission de formation et d’éducation pour l’amener à quitter cet état de nature et en faire une donnée culturelle. Le but étant de favoriser l’intégration et l’insertion sociale, cette société met en place un certain nombre d’institutions dont principalement l’école. Ici on cherche à créer un moule dans lequel inscrire l’individu.

P3-La société ne pouvant donner comme instruction que ce qu’elle a, que ce qu’elle soit, l’école qui découle de ses initiatives est forcément à son image. Que cette école soit institutionnelle ou non (voir école de la rue) elle ne peut pas être autre chose que l’émanation de cette société : Les qualifications, les valeurs de cette société se déversent dans l’école, son fruit.


Antithèse : Mais on ne peut se satisfaire d’une telle définition qui ne laisse aucune place à la capacité de l’élève social. En fait, l’école agit sur la société à son tour car elle porte en germe les facteurs de changement qui font évoluer cette société.

P1-L’école est fondamentalement un lieu de formation intellectuelle de l’individu.

C’est donc un espace de foisonnement et de bouillonnement d’idées : On y échange et on découvre toujours. On y fait la part des choses et on distingue le bien du mal, moral de l’immoral, etc.

P2-En outre, comme l’école repose sur la science, elle est aussi d’essence dialectique et relativité car tout ici repose sur l’évolution et le changement. D’ailleurs, la science n’a pas de certitude : Elle est fille de Descartes et repose sur le doute constant c'est-à-dire sur la remise en cause de l’acquis.

P3-A ce titre, et l’expérience le prouve, l’école est devenue au fil des ans, le laboratoire des plus grandes révolutions qu’elles soient idéologiques, politiques, culturelles ou scientifiques. Bref, elle fait évoluer la société dans ses mœurs, ses valeurs, ses mentalités à partir de principes considérés comme supérieurs.


Synthèse à valeur de discussion : Le débat ne posant jusqu’ici aucun Problème à résoudre, la complémentarité étant impossible (vu la formulation déjà complémentarité de l’énoncé), il reste un 3ème point de vue d’essence dialectique qui a valeur de discussion : L’action absolument positive, en faveur du changement, de l’école sur la société est contestable ; Il arrive bien souvent que l’école marque un retour en arrière de cette société et qu’elle n’est pas toujours le reflet même de cette société.

P1-L’école est essentiellement contestatrice depuis si longtemps. Poussée par cet élan, elle en vient à adopter des positions qui ne sont pas toujours objectives. La plupart du temps, elle conteste pour contester surtout que dans la majorité des cas, les élèves sont manipulés par des adultes dont le dessein n’est pas toujours clairement défini. Par ailleurs, le fait qu’il s’agit d’un milieu adolescent crée une dictature de la jeunesse. Or cette dernière, n’a que bien peu de recul pour apprécier avec sérénité et objectivité les valeurs qu’on lui propose. Les adolescents imposent leurs idées qui en réalité, quoique séduisantes, ne sont que des trompe-l’œil. Une société aux ordres des jeunes, c’est sans doute un recul des mœurs.

P2-D’autre part, le bouillonnement de cette jeunesse semble obéir à l’instinct plus qu’à la raison. Son agitation conduit la société vers un cycle infini de contestations (politiques, conflits de générations, remise en cause de l’ordre établi, de l’autorité parentale, etc.) qui se traduisent par la violence. La société y perd de sa stabilité et de son identité.

P3-Enfin, il faut savoir qu’aujourd’hui le contexte mondialisant, de déplacements des populations, des métissages, etc., conduit à adopter des cultures autres.

Notamment dans le domaine technologique, le besoin de transfert impose une école sur un modèle autre que ce qui existe chez soi. Ici, l’école ne saurait être le reflet de la société (voir contexte de colonisé).


Conclusion : La société gagnerait à réfléchir à de nouveaux moyens d’intégration et d’insertion de sa jeunesse qui prennent en compte liberté et canevas.



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